27 May 2011
20 May 2011
“Pour un juste partage des joies et des peines”
Blocage de l’AG des actionnaires d’Econocom sur fond d’acquisition : “Pour un juste partage des joies et des peines”
Dans les locaux d’Econocom se tenait à Zaventem une Assemblée Générale des actionnaires. Les syndicats avaient décidé de tenir une action de blocage pour pousser la direction à entendre leurs inquiétudes quant aux conséquences sur le plan social du rachat d’ECS (filiale de la Société Générale) par Econocom l’année passée. Ce mardi, des délégués belges et français ont donc bloqué pendant une bonne heure l’AG.
Rapport et photos par Nico M. (Bruxelles)
Cette action a pris place une semaine après une action à la Défense à Paris devant les locaux de la Société Générale et après 6 mois durant lesquels la direction a fait la sourde oreille aux demandes syndicales.
Le rachat d’ECS double la taille de Econocom et l’objectif mis en avant est d’atteindre les 2 milliards € de chiffres d’affaire en 2012. Le patron d’Econocom, Jean Louis Bouchard, est annoncé comme la 138ème fortune française avec une fortune estimée à 136 millions d’€. Pendant le blocage, les travailleurs mettaient en avant les bonus partagés (4 millions entre 4 personnes) ainsi que de l’augmentation du cours de l’action (aujourd’hui à 16€) et du dividende (0,35€ par action). Jean Louis Bouchard peut donc compter sur un dividende total d’au moins 4,5 millions pour ses 13 millions d’actions du groupe (Sources : Trends-Tendances du 09/09/2010).
Les inquiétudes des travailleurs résident dans le fait que la direction se réserve les “joies” du rachat et laisse les “peines” sur le dos des salariés. Il est tout d’abord question de restructuration. En effet après chaque rachat d’entreprise, la nouvelle entité dégraisse ses effectifs et licencie toute une série de travailleurs jugés superflus. De plus dans le cas d’ECS, Econocom veut le beurre et l’argent du beurre. La tentation est grande de prendre les nouveaux employés sous de nouvelles conventions moins favorables pour les travailleurs que celles en vigueur lorsqu’ils étaient une filiale de la Société Générale. La volonté est de casser la convention collective métallurgiste chez ECS France, et également chez Econocom France. C’est autour de ces conséquences sociales que les syndicats voulaient une concertation sociale avec la direction pour dégager des garanties vis-à-vis de ces restructurations.
Les actionnaires peuvent recevoir les dividendes mais les travailleurs devront alors revoir, comme partout ailleurs, leurs conditions de travail, leurs salaires à la baisse. Ce message était clair lors de ce blocage: Halte à la casse sociale! Les syndicats dénoncent le manque de négociations dans le processus de rachat et donc l’absence de convention pour l’ensemble du personnel. De plus ils pointent les divisions qui en découlent. La direction signe des accords avec des groupes restreints de travailleurs et attaque donc de manière isolée les travailleurs. Cela fait un an que le rachat a eu lieu et rien de concret n’est encore sur la table.
Les délégués voulaient aussi prévenir que cette attitude radicalise les délégations autour de la nécessité de lutter. Les liens entre délégués belges et français sont d’ailleurs très bons et se renforcent dans de telles actions ou encore lors de l’action à Paris où des délégués belges étaient présents. Ce blocage voulait prévenir que les délégations ne laisseraient pas passer cette “OPA sur les acquis sociaux” et étaient prêtes à des actions plus dures si la direction ne donnait toujours pas de suite. Depuis quelques jours, la direction est en discussion avec les délégations françaises, le blocage de ce mardi a permis que deux observateurs belges, du côté syndical, soient invités.
Cette situation est caractéristique et nécessite toute notre solidarité. Depuis les années ’70, nous sommes dans une situation de surproduction. Le néolibéralisme sous l’impulsion de Thatcher et Reagan a notamment permis au patronat d’assouvir leur soif de profits en tirant leurs marges sur base d’une augmentation de l’exploitation des travailleurs. C’est à dire soit faire travailler plus, soit avec moins de personnel, soit en payant moins de salaire, soit les trois. Avec les marchés qui se réduisent, la tendance à la création de grands groupes monopolistiques a été accentuée favorisant les rachats, fusions et autres OPA. Mais lorsque les capitalistes récupèrent une société ce n’est pas pour refaire la même chose qu’avant. Une acquisition doit se solder par une économie sur les coûts de production, sinon pourquoi le racheter? Et donc l’exploitation est revue à la hausse. L’exemple d’Econocom est représentatif de cette course aux profits toujours plus poussée où en dernier ressort ce sont les travailleurs qui payent. En plus, les travailleurs expliquent que les entités avant fusion étaient bénéficiaires avec les conventions d’alors.
Le système capitaliste, son marché libre, ses places boursières sont incapables d’apporter les conditions de vie décentes à la majorité de la population. Les conséquences sont une précarisation et une flexibilisation des conditions de travail, le chômage, la division, les pressions psychologiques,... Les travailleurs doivent lutter - unis et combatifs - contre ces dérives qui, comme on le voit aujourd’hui, apportent l’austérité et les attaques contre nos services publics. La volonté de défendre les acquis des générations passées était très claire lors de cette action.
Le tract distribué revendiquait:
En France:
- La métallurgie pour tous!
- La négociation sur les accords d’entreprises.
- Le droit de na pas être pris pour du consommable.
- La transparence sur tout licenciement et déplacement de personnel.
En Belgique:
- Une CCT pour IFTS équivalente à celle faite pour “Métropolis”.
22 March 2011
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Solidaire avec toutes les centrales dissidentes, toutes couleurs confondues, travailleurs D'ECONOCOM? de Belgique? de PARtouT : unissez-vous
21 January 2011
12 October 2010
03/09/2010 11/09/2001
Appel à manifester pour la défense des libertés d’expression et de manifestation -
Samedi 16 octobre – 15 heures – Porte de Hal
Bruxelles a été récemment le cadre d’événements d’ampleur internationale tels que l’euro-manifestation contre l’austérité qui a rassemblé plus de 100.000 personnes et le camp « No Border » qui avait pour objectif de critiquer les politiques migratoires européennes et de revendiquer la liberté de circulation et la suppression des frontières. A l’occasion de ces événements, de nombreuses entraves aux libertés d’expression et de manifestation, pourtant garanties par la Constitution, ont eu lieu.
En effet, plusieurs centaines de personnes ont fait l’objet d’arrestations « préventives » par les forces de l’ordre. En outre, de nombreux témoignages attestent, pendant et après les arrestations, de sérieuses violences policières (gazages, matraquage…) et humiliations, notamment à caractère sexuel. Plusieurs journalistes ont également été menacés, voire arrêtés, par des policiers.
Faits marquants
Le mercredi 29 septembre 2010, au moment de rejoindre l’euro-manifestation, de nombreux militant(e)s logeant au No Border Camp sont arrêté(e)s dans les rues ou stations de métro autour du camp. D’autres personnes auront à peine eu le temps de se joindre à la queue du cortège avant de se faire encercler et arrêter par la police, de façon violente. La police a également procédé à l’arrestation ciblée de personnes ne portant pas la tenue syndicale au sein de la manifestation. Bilan de la journée : environ 300 arrestations. Plusieurs photographes et cameramen/women ont également été menacé(e)s, certain(e)s arrêté(e)s et molesté(e)s, par des policiers.
Le vendredi 1er octobre, le départ d’une manifestation est fixé à 19h, gare du Midi. Alors qu’aucun incident n’est à déplorer, de nombreuses personnes tentant de se rassembler, et aussi de simples passant(e)s, se font arrêter (environ 150 arrestations). Ces arrestations auraient été effectuées sur base d’un arrêté de police des bourgmestres d’Anderlecht, St-Gilles et Forest, interdisant tout rassemblement de plus de 5 personnes sur la voie publique. La police ne s'est apparemment pas tenue a cet arrêté, embarquant tous les « jeunes » ou « alternatifs », qu'ils/elles soient seul(e)s ou en groupes de moins de 5 personnes. Outre l’arbitraire total de ces arrestations, de nombreux cas de violence dans les commissariats ont été rapportés : humiliations à caractère sexuel, traitements inhumains et dégradants (coups, pressions sur les ganglions, étouffement, refus d’accès à l’eau et aux sanitaires). Des comportements inacceptables.
Appel au rassemblement et revendications
Nous, un collectif de citoyennes et de citoyens, dénonçons les contrôles au faciès et les arrestations « préventives » qui ont eu lieu à l’occasion de ces rassemblements citoyens. Nous condamnons fermement les violences et les mauvais traitements par les forces de l’ordre.
Nous appelons donc toutes les personnes soucieuses du respect des droits humains fondamentaux et inquiètes du climat sécuritaire de plus en plus pesant, à participer à un rassemblement pacifique le samedi 16 octobre prochain, à 15h, à la porte de Hal, pour exiger :
- que les responsabilités vis-à-vis des évènements graves survenus la semaine dernière soient dégagées ;
- que la justice fasse la lumière sur les violences et les mauvais traitements commis à l’occasion de ces rassemblements ;
- que le droit de manifester, la liberté d’expression et l'intégrité physique soient effectivement et scrupuleusement respectés.
Un collectif de citoyennes et de citoyens, avec le soutien de (premiers signataires): Ligue des Droits de l’Homme, la Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation (CRER), le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), Attac-Liège, Attac-ULB, MRAX, Vélorution, PC W-B, LCR, PSL, PH, PTB, Egalité, JAC, Action pour la Paix...
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Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR)
Socialistische ArbeidersPartij (SAP)
Section belge de la IVe Internationale
Rue Plantin, 20
1070 - Bruxelles
info@lcr-lagauche.be
02/523.40.23
24 August 2010
ECS une nouvelle intégration pour le groupe ECONOCOM

???et les travailleurs???
Si ces négociations entre Société Générale et Econocom aboutissent à un accord, ECS se félicite de s'inscrire dans un projet industriel solide,dont les perspectives de développement lui permettront de faire uneavancée décisive sur le marché des services informatiques.
Le nouveau groupe, fort et indépendant, affichera un CA de plus 1,6 milliard d'euros, dont 250 millions d'euros en services et plus de 4 000 collaborateurs dont plus de 2 000 ingénieurs et techniciens. Il fondera son succès sur le savoir-faire indéniable des équipes d'ECS sur lesinfrastructures systèmes et sur celles d'Econocom sur lesinfrastructures distribuées et télécoms et s'enrichira de leurs fortes complémentarités en termes d'implantations géographiques et d'expertises métiers.
Le nouveau groupe offrira des solutions attractives et à forte valeur ajoutée à ses clients s'appuyant sur ses compétences reconnues que sont ses métiers complémentaires et convergents : la mobilité, la gestion locative, les services aux infrastructures distribuées et systèmes et la distribution.
Le Groupe ECS délivre ses services auprès de 12 000 sociétés en Europe depuis plus de 35 ans. Au nom de tous ceux, hommes et femmes, qui travaillent quotidiennement à leur service, je tiens à remercier nos clients pour leur confiance et leur fidélité.
Je suis convaincu que le projet dans lequel ECS s'inscrit nous permettra de proposer à nos clients la mise en œuvre de solutions toujours plusinnovantes, et de continuer à développer avec eux une relation durablebasée sur notre capacité à comprendre leurs attentes et à y répondre en leur garantissant la performance et la qualité de nos services.
Yves CAPARROS
Président-Directeur Général
